10 décembre 2012 ~ 0 Commentaire

LA GRANDE ILE MADAGASCAR

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Nous laissons un moment les diverses plantes pour revenir sur les terres et les habitants. Oui Madagascar est placée troisième île du monde par ses dimensions : près de six cent mille kilomètres carrées, où vivent dix-huit millions d’hommes. Une île où l’on parle partout la même langue  malgache comme nous l’avons vu précédemment avec des différences dialectales et  les quelques dix-huit groupes ethniques ont du mal à se comprendre. Une île qui répond au mirage des tropiques tant que l’on reste sur les côtes, mais qui devient auvergnate dès que l’on gagne les Hautes- Terres, où une flambée d’hiver est la bienvenue, où l’on pêche la truite et l’écrevisse, où l’on engraisse l’oie et la dinde de Noël. Une île où il fait chaud l’hiver et frais l’été. Ou c’est à cinq heures du matin que l’on fait la visite de Nouvel An. Un île où le nom patronymique est à rallonge « à syllabes des ancêtres » commençant toujours par A ou R pour les hauts plateaux. Une île où on écrit quatre syllabes pour en prononcer deux! une île où l’on ne sait même pas si elle fut toujours une île, mais à ce point insulaire que tout ce qui se fait passe pour ne se  faire que là – et nulle part mieux au monde. Où les jolies plantes rouges et vertes que l’on appelle partout en Asie, en Amérique, et chez les fleuristes de Paris, des poinsettias, se nomment victorieusement des madagascarias.  Oui, une île sur laquelle on a beaucoup écrit, mais sur laquelle, en fin de compte, on sait fort peu de choses. Pas même exactement d’où lui viennent ses habitants, pas même avec certitude l’origine de son nom. Typiquement insulaire: fermée sur ses traditions, ouverte à toutes les aventures « offerte et repliée sur elle-même. »

Nous avons vu la restauration  du principe du droit d’aînesse préparant le regroupement des Vazimba qui donnera la dynastie régnante de l’Imerina..  Comme le terme vazimba  et  – non la race qui reste la même  puisque Vazimba étant le clan annexé par le vainqueur Hova, oui ce terme  avait fini par disparaître dans le terme Hova ou  Merina  puisque tout ceci se fait sur l’Imerina, et il va surtout signifier l’acheminement vers l’unité ethnique, dans l’unité géographique de l’Imerina. D’ailleurs le terme vazimba acquiert divers sens qui portent, jusqu’à maintenant, l’empreinte du temps et de la  superstition. et le transforme en forces invisibles, méchantes, réfugiées dans les endroits peu fréquentés, tels que les sources et les vallons où il faut les craindre et les satisfaire sous peine d’en être les victimes. Et la religiosité des habitants de l’Imerina a contribué à l’évolution du sens du mot vazimba qui a fini par caractériser ce qui est ancien, ce qui est délaissé. Comme les  « fasam-bazimba »  : tombes des Vazimba qui, en réalité, sont des tombes laissées à l’abandon, que personne n’entretient; telles  celle de Ravololondrenitrimo, soeur présumée d’Andriamasinavalona, morte sans enfant; ou celle d’Andriantomponimerina, fils du même roi qui retient prisonnier son père à Ambohidratrimo. Mais comme il meurt du vivant du souverain, celui-ci le condamne à n’avoir qu’un « fasam-bazimba « , c’est à dire une tombe qu’il est interdit d’entretenir.

 

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